La CGT unit, défend et syndique les journalistes, les employés et les ouvriers, les agents de maîtrise et les cadres, sans discrimination. Fédéré et confédéré, notre syndicat bénéficie de la solidarité de 18 000 autres salariés (papier, imprimeries, distribution, édition, presse…) syndiqués à notre Fédération, et de 800 000 syndiqués à la CGT. C’est une force syndicale peu commune…
Cette organisation solidaire, voire solidariste, permet d’éviter les divisions entre les statuts, le corporatisme ou la multiplication des syndicats catégoriels qui ne défendent qu’une partie du personnel. Ensemble, nous sommes plus forts, pour défendre les droits et acquis sociaux communs des salariés...

Notre profession de foi 2011 : Profession de foi 2011

Nos candidats au Comité d'entreprise : Candidats CGT au CE

Nos candidats en délégation du personnel (DP) : Candidats DP 2011

Chacun d’entre nous est parfaitement conscient des difficultés quotidiennes, des inquiétudes, voire des angoisses, que beaucoup connaissent de plus en plus. Transports publics déliquescents, pouvoir d’achat en berne, stagnation sociale, menaces sur l’emploi… Nous connaissons toutes et tous ces conditions dégradées, devenues banales, de nos vies professionnelles. Nous savons que les dossiers de sur-endettement se sont multipliés, ces dernières années, ce qui est le symptôme le plus grave de la dépression économique et sociale de notre entreprise et de l’ensemble de la société française, pour ne pas parler du restant de la planète… A quoi bon, pour autant, agiter l’épouvantail en permanence ?

Face à la multiplication et à l’aggravation des épreuves, la CGT ne connaît qu’une seule attitude syndicale responsable : défendre et construire, de manière réaliste, concrète, parfois modeste, la protection de celles et ceux qui en ont le plus besoin ; répondre « présent » à toute les demandes de soutien, mais aussi à toutes les propositions de participation ; critiquer, pourquoi pas, mais sans injurier ni claquer la porte de la discussion sous le moindre prétexte ; animer le dialogue social, jusqu’au bout, et savoir contractualiser, par accord, de nouveaux acquis (même insuffisants, mais toujours nécessaires) en faveur des intérêts réels des salariés. Promouvoir toujours et partout, avec vigilance et persévérance, une éthique et une politique de la sollicitude, du soin et de la responsabilité (le care).

Dans les deux années à venir, comme depuis de nombreuses années, la CGT mettra en œuvre, plus que jamais, sa méthode syndicale qui se résume dans un mot : paritarisme. Cela suppose esprit critique, mais aussi respect de l’interlocuteur considéré, avec confiance, comme partenaire ; réalisme, certes, mais volonté infatigable de progresser ; force, pourquoi pas, mais priorité donnée à la parole échangée. Point besoin de « méthode Coué » pour porter cette conviction, ni pour animer le dialogue social, ni pour agir fermement si nécessaire. Les accords négociés et signés par la CGT, depuis plusieurs années, ainsi que les solutions individuelles positives obtenues pour certains collègues en souffrance professionnelle, sont les preuves les plus tangibles de l’efficacité de cette attitude.

Myriam Beaudet et Antoine Peillon, délégués syndicaux CGT à Bayard Presse