Les salariés de Bayard Presse, adhérents de la CGT, ont choisi librement de ne pas participer à la kermesse Bayard du 18 juin.

Environ un an après la prise de fonction du nouveau directoire, la CGT Bayard considère que l'entreprise et le groupe se trouvent à une croisée des chemins fondamentale.
D'un côté, la voie obsolète du "populisme industriel", telle que dénoncée par le philosophe Bernard Stiegler, laquelle voie comprend toutes les dérives (économique, professionnelle, sociale, déontologique, psychologique) qui approfondissent sans cesse la "crise". De l'autre, le choix d'une stratégie vertueuse : économie contributive, développement durable, participation (véritable !), sens du travail, respect des oeuvres (de l'esprit) et des auteurs, dialogue social authentique, sécurité sociale professionnelle, respect des droits et de la dignité des salariés, bien-être...

Comme un bon schéma vaut mieux qu'un long discours, voici notre carte heuristique de cette "croisée des chemins" devant laquelle se trouvent, aujourd'hui, le directoire et l'actionnaire de Bayard. Qu'ils fassent le bon choix, et la CGT sera le "partenaire social" coopératif qu'elle souhaite toujours être. Qu'ils fassent le mauvais, et le 18 juin symbolisera, pour nous, l'amplification d'un exercice résistant de notre liberté.

Tableau CGT de la "croisée des chemins" Bayard : Croisée des chemins