Sauvegarde de l'emploi : la CGT a signé l'accord Bayard Presse
Par A P le vendredi 5 février 2010, 12:39 - Actualités Bayard Presse - Lien permanent
La CGT a signé, le jeudi 4 février, l'accord sur le plan de
sauvegarde de l'emploi négocié depuis plus de six semaines et examiné depuis
maintenant six mois par le Comité d'entreprise.
En effet, cet accord (en pdf : PSE BAYARD), principalement négocié par
la CGT, garantit à tout salarié dont le poste de travail actuel est supprimé un
reclassement sur un poste et dans un emploi strictement encadré par les
éléments les plus essentiels de son contrat de travail :
rémunération, temps de travail, localisation géographique et statut (catégorie
socioprofessionnelle). De ce fait, toute autre proposition de
reclassement pourra être librement refusée par le salarié dont le poste actuel
est malheureusement supprimé, autant de fois que nécessaire, jusqu'à
reclassement définitif.
Ainsi, aucun départ de l'entreprise ne pourra s'effectuer autrement que
volontairement, malgré des affirmations contraires et
constantes qui relèvent de la désinformation délibérée des salariés.
Cette sécurité fondamentale pour les emplois des salariés dont
les postes de travail sont supprimés fut l'objectif principal de notre
engagement syndical dans la négociation, et nous avons obtenu, sur ce point
crucial, satisfaction !
De plus, dans le cas des départs volontaires (que nous
n’encourageons pas) qui sont souhaités par certains salariés de Bayard, de
nombreux dispositifs d'accompagnement et d'aide à la reconversion sont prévus
par le projet d'accord.
C’est pourquoi la CGT a décidé de signer cet accord, ce qu'elle aurait
pu faire il y a déjà au moins un mois, son texte n’ayant pratiquement pas
évolué depuis, si certaines organisations syndicales qui n'ont pas
négocié sérieusement n'avaient pas pratiqué seulement l'opposition systématique
et même, parfois, l'absence aux séances de négociation.
Aussi, nous avons condamné, en CE du 1er février, le retard
excessif pris dans la mise en œuvre du plan de sauvegarde de l'emploi,
retard qui a déjà généré un grave désarroi chez de nombreux
salariés concernés et qui a entravé la défense réelle des intérêts de
tous.
A noter, par exemple, que l’inflation réelle décolle de
nouveau fortement : +2,1% en décembre 2009 !, tandis que l'enlisement
injustifié de la négociation du PSE nous a jusqu’ici empêchés d'ouvrir la
négociation annuelle obligatoire sur l'augmentation collective des
salaires en 2010, une négociation traditionnellement ouverte en
novembre de l'année précédent l'application des augmentations...
POUR VOTRE (BONNE) INFORMATION
Déclaration de la direction (Alain Augé, président du CE, au nom du
Directoire) lors du CE du 1er février dernier : « La Direction
affirme solennellement qu'elle proposera un poste de qualité à
chaque salarié dont le poste est supprimé. C'est un engagement très fort, dans
le contexte économique et de marché du travail que connaît la presse. Elle
réaffirme aussi son souci de sécuriser les parcours
professionnels et l'employabilité de l'ensemble des collègues de
Bayard Presse SA. »
Extraits de l’accord signé le 4 février par la CGT
Préambule : Bayard a initié, courant septembre 2009, une procédure d’information-consultation du Comité d’entreprise de Bayard Presse SA sur le « projet de plan d’adaptation et de redressement de Bayard Presse SA conduisant notamment à des modifications d’organisation, à la cessation d’activités et leurs conséquences sur l’emploi ». (…) Bayard réaffirme son engagement :
- de ne pas recourir à des départs contraints ;
- de proposer des reclassements internes au Groupe, et prioritairement dans la même zone géographique de l’Entreprise, y compris après reconversion ;
- de mettre en place un plan de départs volontaires ;
- de prévoir des mesures d’accompagnement au reclassement
externe dans les cas où, qu'il soit volontaire ou qu'il ait refusé un poste de
reclassement, le salarié sera amené à quitter l'Entreprise.
Ce plan prévoit plusieurs étapes, permettant à chacun de
prendre sa décision après avoir été pleinement informé des conséquences.
Chapitre 1 : (…) La recherche de l’adaptation professionnelle des salariés
à la réalité de l’emploi est permanente au sein de Bayard, comme cela a été
posé dans l’accord GPEC en date du 26 mars 2008, à travers des
dispositifs tels que la mobilité, la reconversion, la formation. L’engagement
de proposer une solution personnalisée de reclassement, en priorité
interne à l’Entreprise, est réaffirmé.
(…) Se donner les moyens permettant le reclassement
2.1 Démarche d’identification et de proposition des postes disponibles
2.1.1 L’entretien individuel
Au plus tard dans les 8 jours francs qui suivent le mardi 9 février
2010, chaque salarié encore affecté sur un poste supprimé sera reçu
par un responsable ressources humaines.
Lors de cet entretien, une information générale sur l’ensemble des mesures du
plan sera faite. Un point sera fait sur la liste des postes à pourvoir.
L’adéquation possible entre le profil de la personne et les compétences
requises pour ces postes à pourvoir sera examinée ainsi que les formations pour
y accéder. Un second entretien sera fixé ultérieurement pour
examiner la proposition de reclassement.
2.1.2 Proposition de poste de reclassement
La Direction s’engage à proposer à tout salarié dont le poste est
supprimé un poste de reclassement sans modification des éléments suivants du
contrat de travail : rémunération, temps de travail, zone géographique et
catégorie socioprofessionnelle (Journalistes, Cadres, Agents de Maîtrise,
Employés, Ouvriers), sauf acceptation du salarié pour ces deux
derniers éléments.
Toute proposition modifiant l’un des éléments définis ci-dessus - et ne
rencontrant pas l’aval du salarié, pour les deux derniers - ne saurait être
considérée comme une proposition au titre du présent alinéa.
(…) L’Entreprise s’engage, dans ce cadre, à rechercher loyalement et de
bonne foi, pour chacun, la proposition emportant le moins de modification
possible, si nécessaire après mise en œuvre de « cascades »
et de projet de reconversion.
Le délai de réflexion du salarié et le dispositif
d’accompagnement associé seront aménagés en fonction de la nature et de
l’importance des modifications apportées. (…)
2.1.3 Délai de réflexion et réponse du salarié
A/ Proposition ne présentant pas de modification d’un élément essentiel du
contrat de travail Si la proposition ne présente pas une modification d’un
élément essentiel du contrat de travail, l’employeur confirme, après entretien
avec le salarié reclassé, les éléments de son affectation définitive.
Le salarié sera invité à renvoyer, signé, dans un délai de 8
jours, le courrier qui lui sera remis en mains propres.
