La section CGT de Bayard Presse présente ses vœux les plus sincères de bonheur et d’espérance à tous les salariés de l’entreprise. Nous sommes parfaitement conscients des difficultés quotidiennes, des inquiétudes, voire des angoisses, que beaucoup connaissent chaque jour. Face à cette continuité des épreuves, la CGT ne connaît toujours qu’une seule attitude syndicale responsable : défendre et construire, de manière réaliste, concrète, parfois modeste, la protection de celles et ceux qui en ont le plus besoin ; répondre « présent » à toute les demandes de soutien, mais aussi à toutes les propositions de participation ; animer le dialogue social, jusqu’au bout, et savoir contractualiser, par accord, de nouveaux acquis (même insuffisants, mais toujours nécessaires) en faveur des intérêts réels des salariés.
En 2010, les délégués CGT de Bayard ne se laisseront jamais gagner, comme d’autres, par la tentation de la démagogie, du catastrophisme obscur, du mensonge effronté. Au contraire, ils continueront de négocier et de travailler en CE et en DP dans le seul but de construire les compromis intelligents, réalistes, voire généreux, qui permettent aux salariés, et d’abord aux plus modestes, de vivre mieux à Bayard que dans n’importe quelle autre entreprise de presse française.
Clairement, ils agiront, en totale liberté et en soucieuse responsabilité, pour aboutir à la signature de bons accords (pas les augmentations collectives de salaires de l’an dernier, qui ne répondaient pas à notre exigence d’égalité ; mais un accord pluri-média qui soutient on ne peut mieux la volonté de nombreux salariés d’enrichir leur travail et de préserver leur emploi à long terme). Et, pour ce faire, nous cultiverons, en 2010 plus que jamais, notre exigence de vérité.
La vérité, c’est que la CGT est aujourd’hui disposée à signer deux nouveaux bons projets d’accords :
- le premier, le plus important, porte sur un « plan de sauvegarde de l’emploi » qui exclue très rigoureusement tout départ contraint (licenciement), grâce à notre persévérance (satisfaite !) à revendiquer un engagement de Bayard à proposer des reclassements sans perte de rémunération, de temps de travail, de statut et sans changement de localisation géographique ;
- le second porte sur l’« emploi des seniors et des jeunes » et favorise, au maximum des capacités du groupe Bayard, une amélioration qualitative des dernières années de carrière, ainsi que l’embauche de nombreux moins-de-trente ans en CDI.
La vérité, c’est que lors des négociations sur ces deux sujets, la CGT a été, à chaque réunion (il y en a eu beaucoup…), la première force de proposition, obtenant par le sérieux de ses arguments des progrès essentiels, tandis que d’autres organisations syndicales, pas toujours présentes, n’ont eu de cesse de s’opposer brutalement à toute avancée notable de la direction, retardant volontairement, parfois systématiquement, la mise en œuvre de dispositifs sociaux pourtant sécurisants pour les salariés et dynamisants pour nos activités.
La vérité, c’est que notre pratique syndicale rejette profondément la posture irresponsable des « fanatiques de l’Apocalypse » et autres amateurs du « grand soir », posture qui participe à plomber la marche de l’entreprise vers un avenir possible, voire - pourquoi pas ? – meilleur et durable, et qui désespère un peu plus des salariés déjà épuisés et désorientés.
Notre mission de syndicalistes, c’est, au contraire d’un vain et peu légitime « combat » d’arrière-garde, de relever à chaque occasion le niveau d’un dialogue social qui, à Bayard, pourrait servir de modèle d’honnêteté dans tant d’entreprises de la branche de l’information où ne règne plus que la sauvagerie ultralibérale.
En 2010 encore, comme depuis de nombreuses années, la CGT mettra en œuvre la méthode syndicale qui se résume dans ce mot : paritarisme. Cela suppose esprit critique, certes, mais aussi respect de l’interlocuteur considéré, avec confiance, comme partenaire ; réalisme, certes, mais volonté infatigable de progresser. Point besoin de fausse révolte pour porter cette conviction. Les accords négociés et signés par la CGT, ainsi que les solutions individuelles obtenues pour des collègues en souffrance professionnelle, matérielle ou morale, sont les preuves les plus tangibles de l’efficacité de cette attitude.

Antoine Peillon (délégué syndical CGT)

Vos élus CGT à Bayard

Au CE : Myriam Beaudet et Isabelle Certoux (Antoine Peillon, représentant syndical)

En DP : Myriam Beaudet, Patricia Soussan, Frédéric Cesse, Pascal Roubier

Myriam Beaudet et Antoine Peillon : délégués syndicaux CGT

Monique Torzo : représentante syndicale au Comité de groupe

Sabine Rousselet : déléguée syndicale à Milan, élue au Comité de groupe

Agnès Oliviero : CE et CHSCT Milan