En 2010, nous suivrons l'étoile de la vérité !
Par A P le jeudi 14 janvier 2010, 10:37 - Actualités Bayard Presse - Lien permanent
La section CGT de Bayard Presse présente ses vœux les plus sincères de
bonheur et d’espérance à tous les salariés de l’entreprise. Nous sommes
parfaitement conscients des difficultés quotidiennes, des inquiétudes, voire
des angoisses, que beaucoup connaissent chaque jour. Face à cette continuité
des épreuves, la CGT ne connaît toujours qu’une seule attitude syndicale
responsable : défendre et construire, de manière réaliste, concrète,
parfois modeste, la protection de celles et ceux qui en ont le plus
besoin ; répondre « présent » à toute les demandes de soutien,
mais aussi à toutes les propositions de participation ; animer le dialogue
social, jusqu’au bout, et savoir contractualiser, par accord, de nouveaux
acquis (même insuffisants, mais toujours nécessaires) en faveur des intérêts
réels des salariés.
En 2010, les délégués CGT de Bayard ne se laisseront jamais gagner, comme
d’autres, par la tentation de la démagogie, du catastrophisme obscur, du
mensonge effronté. Au contraire, ils continueront de négocier et de travailler
en CE et en DP dans le seul but de construire les compromis intelligents,
réalistes, voire généreux, qui permettent aux salariés, et d’abord aux plus
modestes, de vivre mieux à Bayard que dans n’importe quelle autre entreprise de
presse française.
Clairement, ils agiront, en totale liberté et en soucieuse responsabilité, pour
aboutir à la signature de bons accords (pas les augmentations collectives de
salaires de l’an dernier, qui ne répondaient pas à notre exigence
d’égalité ; mais un accord pluri-média qui soutient on ne peut mieux la
volonté de nombreux salariés d’enrichir leur travail et de préserver leur
emploi à long terme). Et, pour ce faire, nous cultiverons, en 2010 plus que
jamais, notre exigence de vérité.
La vérité, c’est que la CGT est aujourd’hui disposée à signer deux nouveaux
bons projets d’accords :
- le premier, le plus important, porte sur un « plan de sauvegarde de
l’emploi » qui exclue très rigoureusement tout départ contraint
(licenciement), grâce à notre persévérance (satisfaite !) à revendiquer un
engagement de Bayard à proposer des reclassements sans perte de rémunération,
de temps de travail, de statut et sans changement de localisation géographique
;
- le second porte sur l’« emploi des seniors et des jeunes » et
favorise, au maximum des capacités du groupe Bayard, une amélioration
qualitative des dernières années de carrière, ainsi que l’embauche de nombreux
moins-de-trente ans en CDI.
La vérité, c’est que lors des négociations sur ces deux sujets, la CGT a été, à
chaque réunion (il y en a eu beaucoup…), la première force de proposition,
obtenant par le sérieux de ses arguments des progrès essentiels, tandis que
d’autres organisations syndicales, pas toujours présentes, n’ont eu de cesse de
s’opposer brutalement à toute avancée notable de la direction, retardant
volontairement, parfois systématiquement, la mise en œuvre de dispositifs
sociaux pourtant sécurisants pour les salariés et dynamisants pour nos
activités.
La vérité, c’est que notre pratique syndicale rejette profondément la posture
irresponsable des « fanatiques de l’Apocalypse » et autres amateurs
du « grand soir », posture qui participe à plomber la marche de
l’entreprise vers un avenir possible, voire - pourquoi pas ? – meilleur et
durable, et qui désespère un peu plus des salariés déjà épuisés et
désorientés.
Notre mission de syndicalistes, c’est, au contraire d’un vain et peu légitime
« combat » d’arrière-garde, de relever à chaque occasion le niveau
d’un dialogue social qui, à Bayard, pourrait servir de modèle d’honnêteté dans
tant d’entreprises de la branche de l’information où ne règne plus que la
sauvagerie ultralibérale.
En 2010 encore, comme depuis de nombreuses années, la CGT mettra en œuvre la
méthode syndicale qui se résume dans ce mot : paritarisme. Cela suppose
esprit critique, certes, mais aussi respect de l’interlocuteur considéré, avec
confiance, comme partenaire ; réalisme, certes, mais volonté infatigable
de progresser. Point besoin de fausse révolte pour porter cette conviction. Les
accords négociés et signés par la CGT, ainsi que les solutions individuelles
obtenues pour des collègues en souffrance professionnelle, matérielle ou
morale, sont les preuves les plus tangibles de l’efficacité de cette
attitude.
Antoine Peillon (délégué syndical CGT)
Vos élus CGT à Bayard
Au CE : Myriam Beaudet et Isabelle Certoux (Antoine Peillon, représentant
syndical)
En DP : Myriam Beaudet, Patricia Soussan, Frédéric Cesse, Pascal
Roubier
Myriam Beaudet et Antoine Peillon : délégués syndicaux CGT
Monique Torzo : représentante syndicale au Comité de groupe
Sabine Rousselet : déléguée syndicale à Milan, élue au Comité de
groupe
Agnès Oliviero : CE et CHSCT Milan