Les 70 salariés (journalistes, cadres et employés) de Fleurus Presse (filiale vendue officiellement le 2 juin 2009 par le groupe Le Monde) peuvent aujourd'hui constater ce que valent les promesses des dirigeants du groupe faites lors de la cession : les engagements assurés ne sont pas tenus, les rédactions sont réduites au minimum, les conditions de travail et la qualité éditoriale se sont dégradées et, à la veille de Noël, des licenciements sont annoncés !
Pour rappeler la direction du groupe Le Monde à leurs engagements, ils ont exprimé leur colère lors du dernier comité de groupe (lire le communiqué ci-joint, ainsi que l'avis du comité d'entreprise quant aux huit licenciements en cours et la réorganisation de l'entreprise).
Info’Com-CGT apporte un soutien sans faille aux salariés de Fleurus Presse.
Montrons notre solidarité face à ces pratiques : vous pouvez envoyer un mot de soutien aux salariés par mail à m.gillot@fleuruspresse.com (déléguée syndicale).

Une dépêche AFP : Fleurus Presse : le comité d'entreprise dénonce des licenciements économiques
AFP 17.12.09 | 14h20
Le Comité d'entreprise du groupe de presse jeunesse Fleurus Presse ("Vanille", "Abricot", "Les Zouzous"...), cédé en juin par le groupe Le Monde, a dénoncé jeudi un projet de licenciement économique de huit salariés, présenté fin novembre par la direction. La direction a présenté le 30 novembre un projet de réorganisation et de licenciement de six journalistes et deux employés "en raison de l'évolution économique de l'entreprise", a indiqué une source du CE à l'AFP. Fleurus Presse, cédé en juin par le groupe Le Monde à une société détenue par Financière de Loisirs et un fonds d'investissement, compte près de 70 salariés. Le CE a émis mardi un avis défavorable sur le projet de licenciement, contestant la nécessité économique puisque l'entreprise prévoit un résultat positif de 1,2 million d'euro pour 2010.
Il a en outre adressé la semaine dernière un courrier au président du directoire du groupe le Monde, Eric Fottorino, pour l'informer du "plan social silencieux qui est à l'oeuvre depuis le mois de juin". Dans ce courrier, dont l'AFP a obtenu copie, le CE indique qu'une quinzaine de salariés ont déjà quitté l'entreprise, "en théorie volontairement". "En pratique, pour beaucoup, il s'agit d'une sortie forcée. Forcée par des conditions de travail qui se dégradent, un stress grandissant, un découragement face à l'absence de projet réel et sérieux pour notre entreprise", poursuit la lettre. "Les élues, qui vous ont fait confiance, ont été trahies. C'est d'abord au groupe +Le Monde+ que revient la responsabilité de cette destruction, non seulement d'une entreprise, mais aussi d'une noble mission : la transmission aux enfants de la passion de la lecture et de l'information", écrit le CE.
Info'Com-CGT, un des syndicats du groupe Le Monde, a apporté jeudi son soutien aux salariés de Fleurus.

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