Le risque de déflation semble donc s'éloigner, alors qu’il a été presque systématiquement invoqué par le patronat pour justifier le « gel des salaires » dans de nombreuses entreprises et groupes (dont Bayard), lors des NAO pour les augmentations collectives 2009… Les prix à la consommation, en France, ont augmenté de 0,4% en février par rapport à janvier 2009, selon l’INSEE, et le glissement annuel remonte un peu, passant de 0,7% en janvier à 0,9% en février, toujours selon l’Institut national. En février, deux postes seulement ont vu les prix reculer en un an. D'une part l'énergie. La baisse des cours du pétrole permet aux carburants de perdre 24,5% en un an. D'autre part les produits de santé, donc les prix refluent de 2,3%. En revanche, les prix de l'alimentation continuent d'augmenter (+2,2% en un an), ce qui ne manquera pas d'attiser la polémique sur les marges des uns et des autres. Les prix des produits frais augmentent même de 3,8%. L'inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) s'établit à 1,9% en février, selon les chiffres minorés, d'après nos propres calculs, de l’INSEE. Ce qui montre l'absence d'effets de second tour « à l'envers » (un recul fort des prix de l'énergie aurait pu se transmettre aux prix des autres biens et services).

L'indice FILPAC-CGT : Indice FILPAC-CGT février 2009