Plan social brutal à Milan (Toulouse) et glissement progressif du groupe Bayard dans la gestion anti-sociale des emplois et des compétences (Montrouge)

Le jeudi 13 novembre, de très nombreux salariés de Bayard Presse (864 CDI) ont participé, en milieu de journée, à une Assemblée générale exceptionnellement tendue, à l’appel de la CGT, de FO, de la CFTC, du SNJ, de la CGC et de la CFDT. Ordre du jour : plan social brutal à Milan (presse et édition / Toulouse ; 420 salariés / entreprise entièrement rachetée par le groupe Bayard en 2004), imposé sans la moindre négociation ; menaces lourdes et de plus en plus précises sur l’emploi à Bayard Presse ; revendication d’une négociation urgente sur la marche économique et sociale du groupe en vertu d’un accord GPEC groupe signé au printemps dernier.
Sur le fond : la direction de Milan, totalement « couverte » par la direction générale de Bayard, a décidé l’arrêt de trois titres et, sans doute, la suppression d’une trentaine d’emplois. Cette décision est présentée, à Toulouse, comme un prélude à un plan social plus vaste concernant aussi la maison-mère Bayard… Sur la forme : la direction de Milan a annoncé l’ouverture d’un plan social, en pleines vacances de la Toussaint, de façon informelle, à deux déléguées présentes (sur quatre déléguées syndicales mandatées dans l’entreprise), puis lors d’un CE réuni le jeudi 13 novembre, seulement quatre jours après la remise de documents incomplets aux élus. Pis encore, la direction de Milan impose aux délégués de son entreprise, en une seule séance de CE, une information ET la consultation sur les livres 4 ET 3 de son plan de restructuration !
A Bayard, l’ensemble des délégués syndicaux ont demandé, mercredi 12 novembre, la suspension d’une procédure aussi brutale et la convocation urgente d’une réunion de négociation entre tous les partenaires sociaux de Bayard Presse, de Milan et des autres filiales du groupe. Leur demande a été rejetée sans explication et même tournée en dérision par un dirigeant de Milan, assuré, a-t-il affirmé, du soutien du président de Bayard Presse, Bruno Frappat.
En conséquence, les six organisations syndicales représentées à Bayard Presse ont décidé, avec l’accord de tous les très nombreux salariés rassemblés en AG, de rejeter la proposition dilatoire d’une réunion de suivi de l’accord GPEC dans… une dizaine de jours. Leurs délégués ont aussi décidé, toujours avec l’accord des salariés, d’organiser, dès le tout début de semaine prochaine, une protestation spectaculaire, entre autres sous forme d’une grève, contre les erreurs stratégiques et la politique de plus en plus anti-sociale de la direction du groupe Bayard.

Le 7 JOURS Filpac-CGT n° 44 (vendredi 14 novembre 2008) : 7 Jours n° 44

Un article de La Dépêche (Toulouse) : La Dépêche de Toulouse

Une pétition de solidarité avec les salariés de MILAN

Le tract AG Bayard Presse du 13 novembre : Tract 13 novembre 2008