Voici le nouvel indice FILPAC-CGT de l'inflation réelle, calculé à partir de l'indice INSEE publié ce matin.

Indice FILPAC-CGT octobre 2008

Commentaire : Selon l'INSEE, les prix à la consommation ont continué de décroître de 0,1% en octobre pour le quatrième mois consécutif en France. L'inflation en rythme annuel s'établit désormais à 2,7%, contre 3% en septembre, selon les chiffres publiés par l'Institut national de la statistique et des études économiques. Le ralentissement de l'inflation s'explique par la baisse très marquée du cours du pétrole brut. Entre son cours le plus haut de juillet à 145 dollars et le niveau actuel (52 dollars le baril de brent à Londres mercredi 12 novembre), le baril de brut a perdu 64% de sa valeur. Même si cette baisse n'est pas entièrement répercutée à la pompe, au cours du mois d'octobre, le prix des carburants a tout de même reculé de 5,6% et celui des combustibles liquides de 8,7%. Globalement les prix de l'énergie ont chuté de 3,7% en octobre, précise l'Insee. Les prix des autres produits manufacturés ont également diminué de 0,1% en raison de la baisse des prix des automobiles neuves. Cependant cette baisse des prix de l'énergie est quasiment compensée par de fortes hausses sur des produits de grande consommation. Les prix des produits frais grimpent de 3,6%, les coût liés au logement (loyer, eau et services d'enlèvement des ordures ménagères) s'adjugent 1,3%, les services de santé prennent 0,8%, les transports et les communications croissent de 0,6% et le secteur du prêt-à-porter, habillement et chaussures, augmente de 0,4% rapporte l'Insee. «Après un été où l'écoulement des produits frais aura été difficile», les prix des légumes frais flambent de 9,4% souligne l'Institut national de la statistique. Les consommateurs échaudés par la brusque hausse des matières premières en début d'année demeurent très prudents. Malgré la baisse des prix des carburants, le nombre de kilomètres parcourus en automobile par les Français recule de 1,5% selon la société d'études économiques, BIPE. La baisse des prix est aujourd'hui "la seule bonne nouvelle" dans un environnement économique très sombre, juge de son côté Alexander Law, du cabinet Xerfi. La conjoncture pousse les ménages à réduire leurs dépenses par crainte de l'avenir. L'Insee publiera vendredi les chiffres de la croissance au troisième trimestre qui devrait confirmer que la France est en récession, même si le gouvernement refuse d'employer ce terme.