Indice FILPAC-CGT de l'inflation réelle : + 3,72%
Par A P le jeudi 13 novembre 2008, 15:43 - Actualités sociales et politiques - Lien permanent

Voici le nouvel indice FILPAC-CGT de l'inflation réelle, calculé à
partir de l'indice INSEE publié ce matin.
Indice FILPAC-CGT
octobre 2008
Commentaire : Selon l'INSEE, les prix à la consommation ont
continué de décroître de 0,1% en octobre pour le quatrième mois consécutif en
France. L'inflation en rythme annuel s'établit désormais à 2,7%, contre 3% en
septembre, selon les chiffres publiés par l'Institut national de la statistique
et des études économiques. Le ralentissement de l'inflation s'explique par la
baisse très marquée du cours du pétrole brut. Entre son cours le plus haut de
juillet à 145 dollars et le niveau actuel (52 dollars le baril de brent à
Londres mercredi 12 novembre), le baril de brut a perdu 64% de sa valeur. Même
si cette baisse n'est pas entièrement répercutée à la pompe, au cours du mois
d'octobre, le prix des carburants a tout de même reculé de 5,6% et celui des
combustibles liquides de 8,7%. Globalement les prix de l'énergie ont chuté de
3,7% en octobre, précise l'Insee. Les prix des autres produits manufacturés ont
également diminué de 0,1% en raison de la baisse des prix des automobiles
neuves. Cependant cette baisse des prix de l'énergie est quasiment compensée
par de fortes hausses sur des produits de grande consommation. Les prix des
produits frais grimpent de 3,6%, les coût liés au logement (loyer, eau et
services d'enlèvement des ordures ménagères) s'adjugent 1,3%, les services de
santé prennent 0,8%, les transports et les communications croissent de 0,6% et
le secteur du prêt-à-porter, habillement et chaussures, augmente de 0,4%
rapporte l'Insee. «Après un été où l'écoulement des produits frais aura été
difficile», les prix des légumes frais flambent de 9,4% souligne l'Institut
national de la statistique. Les consommateurs échaudés par la brusque hausse
des matières premières en début d'année demeurent très prudents. Malgré la
baisse des prix des carburants, le nombre de kilomètres parcourus en automobile
par les Français recule de 1,5% selon la société d'études économiques, BIPE. La
baisse des prix est aujourd'hui "la seule bonne nouvelle" dans un environnement
économique très sombre, juge de son côté Alexander Law, du cabinet Xerfi. La
conjoncture pousse les ménages à réduire leurs dépenses par crainte de
l'avenir. L'Insee publiera vendredi les chiffres de la croissance au troisième
trimestre qui devrait confirmer que la France est en récession, même si le
gouvernement refuse d'employer ce terme.